Comme vous le savez, un jour, j'ai tué une dinde. (pour les nouveaux lecteurs ou les amnésiques, relire ICI le récit).
Hier, c'est encore un volatile avec qui nous avons eu maille à partir.
Il ne s'agissait pas d'une dinde cette fois-ci mais d'un énorme moineau, d'un pinson, d'une grive, je ne sais quoi, qui est venu se suicider chez nous. Preuve en est la photo sur la gauche, prise par mon chéri. Le cadavre du fameux zoziau qui a foncé droit sur notre baie vitrée comme un avion dans les twin towers. Tué sur le coup, le zoziau.
Mon chéri a essayé de le toucher avec un tuteur de plante. Histoire de voir s'il était dans le coma, ou déjà mort, ou simplement grogui. Mais la bête était morte. Dans un sens, elle n'a pas souffert.
J'ai lu que c'était monnaie courante. Non, parce qu'on pourrait croire à un présage, un truc de mauvaise augure qui voudrait dire que sur cinq générations on va en baver, un machin comme ça. Genre les plaies d'Egypte. Mais ça, franchement, questions ennuis, en ce moment, on peut dire qu'on n'est pas épargnés, en ce qui nous concerne, même sans un oiseau mort sur la terrasse. C'est la deuxième fois que cela arrive. Notre baie vitrée, c'est le triangle des bermudes des moineaux. A force de recherches, j'ai trouvé l'explication. Figurez vous que ce phénomène est monnaie courante. Les oiseaux ont un angle de vision très large. Comme un miroir, les baies vitrées reflètent la nature environnante. Nous avons beaucoup d'arbres en face de la baie, et des dypladénias très hauts sur le balcon. De plus, la vitre avait été nettoyée il y a peu par mon chéri. Mettez vous à la place du moineau. Il n'a pas vu la vitre, il a cru que c'était encore la forêt. Du coup, splatsch sur la baie.
A moins qu'on soit tombé sur un oiseau en pleine dépression nerveuse, en ayant ras le bol de la vie.
Une association de protection des oiseaux essaie de remèdier à ce problème en sensibilisant les fabricants de vitres (si, si, je l'ai lu) qui apposent des autocollants bird-friendly.
Cela dit, mon chéri est bird-friendly, il adore les cailles aux raisins et les pigeons farcis, c'est ce que je lui ai dit hier quand il m'a envoyé la photo du cadavre et qu'il m'a raconté son effroi devant le bruit énorme du volatile se scratchant sur la vitre. Vitre qui a encore la trace du drame. Un truc de dingue. Un remake du film d'Hitchock.
Pour les nostalgiques ou ceux qui aiment se faire peur, je vous mets un extrait du film en dessous. Pour ceux qui aiment rire, je vous invite à cliquer ICI revoir l'épisode de Kaamelott où Guenièvre a peur des oiseaux.
TRAILER LES OISEAUX 1963 HITCHCOCK ALFRED THE... par kirivalse

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